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Je prie de tout mon coeur pour David Mairaux qui est si innoncent,qui ne recoit pas l'affection maternelle(ni la langue des signes maternelle),qui ne connait pas bien la langue des signes,ni la langue française,comment se défendre et LA JUSTICE ???
Il ne mérite pas de souffrir encore!!!
Je vous supplie de l'aider,le consoler quant il va mal au lieu de provoquer les problèmes.
j'ai appris qu'il a volé la voiture de l'éducatrice ,mais j'aimerais que celle ci se met à la place de David (qui s'exprime comme un enfant de 5 ans),il suffit de le corriger au lieu de l'amener en prison?!
Je crois qu'il faudrait trouver des moyens pour le former dans un établissement adapté ainsi être accompagné lors d'une sortie eventuelle ...etc.
JE ME DEMANDE POURQUOI LES MEDECINS ORL NE CONNAISSENT PAS LA CULTURE SOURDE NI UN PEU LA LANGUE DES SIGNES AFIN DE MIEUX INFORMER
A TOUS LES PARENTS D'UN ENFANT SOURD ET LES FAIRE RASSURER AFIN DE MIEUX PROTEGER LES SOURDS DANS L'AVENIR!
AIDE DAVID SVP merci.

Monique Becker

Je m’appelle Florence, actuellement, je suis professeur de langue des signes pour  adolescents sourds  à Ghlin

A l’époque, j’étais éducatrice dans l’enseignement spécial où étais David.

Là, je l’ai vu grandir, vraiment il était un enfant très mignon avec qui  je communiquais en langue des signes.

Il était passionné par la section d’horticulture, il faisait du beau travail.

Il venait aussi au Groupe Biblique pour Sourds, là il était encore plus mignon car il s’exprimait avec des petits dessins …

Vraiment, c’est impensable de le voir en prison, vraiment là, je suis allée deux fois lui rendre visite en prison  et c’est honteux de voir un jeune homme comme David effondré et de le voir aussi mal, et il pleure vraiment comme un enfant. C’est vraiment de l’injustice et surtout qu’il n’est pas responsable de ses actes !!

Ce que je souhaite, c’est qu’on le sorte de la prison le plus vite possible pour le placer dans un centre adapté  où il aura beaucoup d’affection car il en a énormément besoin et qu’on s’occupe bien de lui.

Chère Danièle, continue à te battre pour David et c’est avec l’aide de Dieu que tu y arriveras et cela avec le Groupe Biblique pour Sourds.

Voici un beau verset biblique : Avec Dieu, tout est possible !

Battons-nous tous ensemble !

S’il vous plaît, aidez David

 

Florence Musin

 

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Méditation

 

 

 

 

 

« ..afin que Ma puissance s'exprime à travers vos faiblesses... »  2 Corinthiens 12.9

Hélène Keller n'avait que dix-neuf mois quand elle contracta la maladie infantile qui la priva de l'ouïe et de la vue.  A cette époque, on qualifiait de retardés mentaux les enfants sourds-muets, mais les parents d'Hélène luttèrent contre ce préjugé et engagèrent Anne Sullivan comme professeur particulier de leur petite fille.  Grâce à elle Hélène apprit à lire et à écrire en Braille.  Elle finit par décrocher un diplôme avec mention à l'université de Radcliffe avant de consacrer sa vie à aider les autres.

 

 

 


Le millionnaire philanthrope Andrew Carnegie lui paya un salaire régulier et de célèbres écrivains comme Mark Twain et Robert Louis Stevenson parlèrent d'elle avec admiration.  La plupart des Présidents des États-unis qui furent ses contemporains l'invitèrent à la Maison-Blanche .  Son exemple de courage et de dévotion continue d'inspirer notre génération, bien après sa mort en 1968.  On lui demanda un jour s'il y avait une condition pire que la cécité, à quoi elle répondit en souriant : « Oui, c'est de n'avoir aucune *vision concernant le plan de Dieu pour notre vie ! »

A douze ans Thomas Edison devint lui aussi pratiquement sourd, au point que ses professeurs suggérèrent qu'il fût placé dans un institut spécialisé. Thomas se servit de son handicap pour apprendre à se concentrer sur son travail et à ne pas se laisser distraire par quoi que ce soit. Cet enfant que l'on avait catalogué comme "presque retardé" offrit au monde plus de mille inventions parmi lesquelles l'ampoule à filament, le phonographe et la caméra !
Comment définir qui, parmi les humains, est "normal"? En fonction de quel critère est-on catalogué comme tel, en fonction de sa taille ou de sa richesse ? En vérité Dieu nous a accordé à tous des qualités et des talents uniques qu'Il veut nous voir exploiter et mettre à profit. Les vrais handicapés ne sont pas les hommes nés avec de graves problèmes physiques ou mentaux, mais plutôt les gens dits normaux qui ont accepté l'apathie et la médiocrité comme parts essentielles de leur vie. Dieu a dit : "Ma puissance s'exprime à travers vos faiblesses" ; vous avez donc le choix entre laisser les difficultés de la vie vous submerger ou leur permettre de vous inciter à lutter et à aller de l'avant. A vous de choisir

 

 

 

Bob Gass

 

 

Tu vois ce que je veux dire
(publié en septembre 2006)




Témoignage de Florence

 

 

 

 

Je m’appelle Florence Musin, j’ai 32  ans. Je suis  sourde profonde depuis ma naissance. Mes parents sont entendants. Ma surdité a été diagnostiquée à l’âge de 2 ans et demi, elle est la conséquence de la rubéole contractée par maman pendant sa grossesse.

 

 

 

 

Permettez-moi de vous décrire, ici, mon parcours scolaire. Dès la maternelle, j’ai été intégrée dans une école ordinaire, j’habitais alors Chimay où il n’y avait pas d’enseignement spécialisé. Par la suite, le passage à l’école primaire a été difficile car je ne pouvais comprendre  les explications de la maîtresse. Ma première année s’est, évidemment,  soldée par un échec.

 

 

C’est alors que mes parents ont  pris la résolution de m’inscrire dans une école spécialisée à Ghlin. Nous avons donc étaient contraints de déménager  afin de m’éviter  un placement en internat. C’est ainsi qu’à  l’âge de 7 ans je rencontrais pour la première fois d’autres enfants sourds. Je ne connaissais pas leur langue et me sentais à la fois perdue et fascinée par ce flot de gestes. Très vite, à leur contact, j’appris naturellement la langue des signes car elle n’était pas encore enseignée dans les écoles. A  la vue de mes bons résultats  scolaires, les professeurs ont suggéré pour moi une intégration partielle.  Je me rendais au cours le matin à l’école ordinaire et rejoignais mes amis sourds l’après-midi. Par chance nous étions deux sourdes intégrées dans la même classe. Mais le temps nous paraissait long car l’institutrice expliquait la leçon à l’ensemble de la classe et s’occupait ensuite de nous. C’est pourquoi, dès la 4ème année, mon amie a choisi de retourner dans l’enseignement spécialisé et je l’y ai suivie.  J’y  suis restée jusque la 4ème secondaire, ensuite, j’ai choisi de suivre une formation de puéricultrice. Heureusement, Les professeurs de l’enseignement spécialisé m’accompagnaient au Nursing. Ils m’aidaient pendant les cours  et  le soir à la maison. Mais cela suscitait beaucoup de jalousie de la part des autres élèves et malgré tous les efforts et la gentillesse de ma seule amie entendante, je ne me sentais pas vraiment acceptée. Néanmoins, j’étais  très motivée et  réussissais mes études. 

 

 

Il me restait deux rêves : retourner dans l’enseignement spécialisé pour y devenir professeur et assister à un culte protestant en langue des signes. Jusque là mes parents joignaient tous leurs efforts pour m’expliquer ce qui était enseigné chaque dimanche.

 

 

Peu après avoir été diplômée, j’ai été engagée dans un home pour personnes âgées. J’avais de bonnes relations avec celles-ci  mais me sentais mise à l’écart par le personnel. Quelques années plus tard, j’ai été licenciée suite à une restructuration.

C’est à cette époque que j’ai appris l’existence d’un groupe d’étude biblique en langue des signes auquel j’assiste encore régulièrement ce qui me permet, par ailleurs, de m’intégrer au culte.

 

 

Dans les jours qui ont suivi mon licenciement, j’ai été contactée par mon ancienne école qui me proposait un travail d’éducatrice. J’acceptais et devins la première personne sourde éducatrice de cette école. Mes relations avec les élèves sourds étaient excellentes, c’est pourquoi je décidai de suivre une formation d’enseignante afin de les aider au mieux. Je réussis mes études malgré toute les difficultés que cela engendrait car je ne  bénéficiais pas d’une interprétation en langue des signes mais d’une aide à la prise de notes. Deux années plus tard, j’étais diplômée et dans les mois qui suivirent, j’enseignais la langue des signes à mes chers élèves.

 

 

 

 

C’est avec l’aide de Dieu que  se sont réalisés mes deux rêves…

 

 

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publié dans : Témoignages
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