













La communauté sourde est souvent considérée comme un monde étranger par la société entendante. Pour celle-ci la surdité est perçue seulement comme un handicap.
Les sourds ont une tout autre manière de se représenter.
Etre sourd ne réfère pas à un déficit de l'audition mais à l'affiliation à un groupe linguistique et culturel.
Les sourds ont le sentiment de partager une certaine manière de vivre et de percevoir le monde,
de s'exprimer et d'interagir avec ce qui les entoure.
Sur ce sentiment commun se construit une culture, c'est-à-dire,un ensemble collectif de représentations, de savoirs, de pratiques,de règles sociales, de comportements, de rituels de politesse, de valeurs, de manières de se catégoriser et de se nommer qui, avec les signes, se transmettent de génération en génération
C'est en principe la famille qui, dans les minorités linguistiques,
se charge de la transmission de la langue et des valeurs culturelles.Ce n'est le cas chez les sourds que pour ceux dont les parents sont également sourds.
La transmission de la langue et de la culture est pour la majorité tardive et se fait à l'école
spécialisée ou dans les foyers de sourds.
Certains des éléments de cette culture sourde sont:
l'utilisation de la langue des signes comme langue première de la personne;
des écoles pour les Sourds, incluant l'Université Gallaudet;
un théâtre, une poésie, des blagues, des écrits, des tableaux, etc.;
des revues, journaux et livres écrits par et au sujet des personnes sourdes et consacrés aux intérêts
et préoccupations des Sourds;
des foyers pour sourds, de même que des organisations dans environ 125 pays;
des fédérations sportives ;
des sites internet consacrés à la surdité